samedi 23 janvier 2010

Buvette chez Simone

Point form. C'est plus efficace.

Le vin de la soirée. Un Syrah de la vallée du Rhone. Le nom m'échappe, mais son nez fumé et son attaque bien boisée, une fois dissipés ont révélé des fruits rouges qui n'ont aucun bon sens. Parfait avec ce qu'on a mangé. Mousse de foie de volaille, rillettes de canard, terrine de lapin (aux pistaches?), poulet au paprika, acras de morue (salée), risotto au boconcini et poivron, salade grecque (miracle, un feta plus que mangeable en dehors de Parc-X), chorizo froid (un chorizo pour blancs nord-américains faibles. Pas assez fort, pas assez sec, pas assez racé. Enfin, fort masticable. À tord!) Excellente soirée. Enfin, j'ai pu décompresser. Entre le travail, les conserves et le ménage (que je vais confier à une amie de ma soeur), il faut trouver un peu de repos. Le diagnostic : je dois trouver un moyen de travailler moins. Sous-traitance? Qui sait. Peut-être un jour.

5 commentaires:

  1. Fin gourmet ma foi!

    Moi qui suis enceinte, je me languis d'un bon verre de rouge comme je les aimes: quand ça goûte le fond de barrique de chêne!!!! On dit boisé?

    Ahhhhhhhrg! Encore quelques semaines...
    Et une négociation serrée entre le dit verre, et mon allaitement!! *soupirs*

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  2. Parfois, quand la robe est violacée, qu'on goûte la barrique, que le nez est fait de fruits des bois compotés, il arrive qu'on ne dise rien du tout :) Ta prochaine coupe ne sera que meilleure.


    Cela dit, tu m'amène à me demander si je pourrais être capable, par solidarité, de faire abstinence de vin & spiritueux...

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  3. Super Louis-Charles, tu viens de me donner l'idée de ce que je vais cuisiner à ma douce pour ce soir... Risotto. à quoi?? Je ne le sais pas, mais surment pas au balonné :)))

    Tu rirais si tu savais ce qu'on bois comme vin chez nous... on fait notre propre vin. On est loin des subtilités mentionnées plus haut :)))

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  4. Bonjour Louis-Charles,

    Je pourrais savoir d'où vient cette culture du vin que tu as ? C'est assez rare ici, surtout pour un jeune homme. Tu as appris ça où ?

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  5. Michel, que dirais-tu d'un risotto au pleurottes et Grana Padano? Hmmm! Ça serait cochon.

    Ma soeur est déjà sortie avec un type dont le père faisait un vin maison absolument incroyable. Il foulait lui-même ses raisins dans la cour. Pour le reste, l'histoire d'amour n'a pas survécu jusqu'à la prochaine vendange pour que je puisse participer à ça! C'était un vin-maison digne d'une médaille. Un jour, peut-être je me mettrai à ça :)

    @ Vincent: Je me demande bien d'où me vient cette passion. Moi je suis tombé dans la barrique. Toi t'es tombé dans l'autoclave ;)

    Blague à part, très jeune j'allais avec mon paternel à la "com'ssion des liqueur". Je me rappelle du son des bouteilles qui s'entrechoquent, du parfum des sacs en papier et du logo sérigraphié, de ses couleurs caractéristiques. L'intérêt pour le contenu des bouteilles s'est véritablement manifesté en goûtant mon premier verre de Porto. Je ne me souviens plus de la maison. Je me souviens cependant de l'extase! Un tawny 40 ans, ça marque un gars!

    Quand j'ai déménagé pour la première fois en appart, j'ai commencé à acheter du vin en suivant le conseil d'un ancien patron. "Achète pas n'importe quoi. Concentre-toi dans une région en particulier et essaie de découvrir les différences entre chaque propriété." Il buvait du Cahors. Je me suis lancé dans le Cahors :) Clos Triguedina '97, Domaine Labrande '98-'99, St-Didier Parnac '99. Bref, pas des grands vins (le premier cependant était débile) mais une attention particulière à ne pas me perdre. Et ça se poursuit ainsi; je m'intéresse beaucoup à peu de régions et donc à peu de cépages. Syrah, Pinot Noir, Mourvèdre, Grenache, Gros Manseng, Pinot Gris.

    C'est comme la musique (dont je ne joue pas. Je me risque à une comparaison...) Quand on sait ses gammes, ses accords, on peut jouer de n'importe quoi j'imagine, tant qu'on a l'oreille. Pour ma part, je connais un peu mes cépages et je sais m'orienter avec les souvenirs que j'en garde. Une petite idée du souper et c'est généralement un bon choix. Il n'y a pas de mauvais choix, que de meilleurs.

    Voilà, c'est ma courte histoire d'amour avec le vin. Pour le vocabulaire, loin de moi ces termes scientifiques. Je laisse ça aux oenologues. Je sors simplement mes références "gustato-olfactives". N'importe qui peut le faire. Si vous avez vu la jeune fille à la perle, c'est un peu le même exercice qu'avec les nuages, mais avec une coupe, sa langue et son nez :)

    On se reparlera des pastilles plus tard!

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